COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA PLATEFORME DE LUTTE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES 24/11/2024    

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA PLATEFORME DE LUTTE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMME 24-11- 2024    

Ce 24 novembre 2024, à l’occasion de la Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes,

nous nous mobilisons ailleurs comme ici pour qu’aucune forme de violence ne reste impunie. Nous nous mobilisons aujourd’hui à initiative de « Mirabal Belgique » dans les rues de Bruxelles pour que nos revendications soient écoutées. Les violences faites aux femmes nous concernent tous et toutes.

Pour qu’ils ouvrent une fois pour toutes les yeux sur la terrible réalité, et commencent à prendre en compte au moins les dispositions de la Convention d’Istanbul, des conventions internationales, et à les appliquer, voilà notre cri !

Puisque vivre à l’abri de la violence, aussi bien dans la sphère publique que dans la sphère privée, est un droit fondamental de chacun, en particulier des femmes, et que la mise en œuvre des dispositions de la Convention doit être assurée sans discrimination aucune, notre mobilisation rappelle aussi la nécessité de garder à l’esprit la possibilité, et les effets, des multiples formes de discrimination. En outre, elle précise que la mise en œuvre de la Convention et l’évaluation de son impact doivent comprendre une perspective de genre. Que c’est un droit fondamental de chacun, en particulier des femmes.

Pourtant des femmes vivent dans la peur, sous la menace, subissent des gifles, sont harcelées, violées, intimidées, contrôlées. Ces violences s’articulent et se renforcent.

Il s’agit d’un « continuum » » des violences qu’elles subissent et quand le féminicide se produit, il est déjà trop tard et c’est irréparable.Des femmes qui meurent juste parce qu’elles sont femmes, c’est encore et toujours une réalité prégnante en Belgique ! Et dans le monde entier. Il y a eu des progrès mais cela n’est pas suffisant et les chiffres le disent ! En effet, depuis le début de l’année 2024, au moins 19 femmes ont déjà été tuées. Bien que la loi contre le féminicide ait été adoptée en 2023, elle n’est pas encore appliquée, ainsi que la loi relative aux violences sexuelles (CPVS

Chaque année, ces violences brisent des vies en Belgique : celles des femmes et des filles qui les subissent en première ligne, mais aussi celles des jeunes et des enfants qui sont exposé-e-s à toutes ces formes de violence. Cela ne peut plus durer !

Dans le monde, près d’une adolescente sur quatre âgée de 15 à 19 ans a subi des violences physiques et sexuelles. En Belgique aussi les chiffres sont alarmants chez les adolescentes, 17 %.

Les violences faites aux femmes ne reçoivent pas l’attention qu’elles méritent de la part des tribunaux qui doivent statuer sur l’exercice du droit de garde et de visite des agresseurs, ainsi qu’au niveau des services généralistes et/ou spécialisés pouvant adopter des mesures impactant l’exercice de l’autorité parentale en dehors de toute intervention judiciaire.

La loi du 18 juillet 2006 relative à l’hébergement égalitaire doit être modifiée afin d’éviter un recours abusif au syndrome d’aliénation parentale, qui est dénué de tout fondement scientifique, dans le but d’assurer un hébergement pour toutes les victimes des violences conjugales et pour leurs enfants.

Les violences post-séparation permettent au partenaire d’avoir une emprise sur l’autre. En fait, elles peuvent entraîner une dépendance financière de la victime, et donc créer un obstacle à la fin de la relation en isolant la victime.

En 2022, 47 % des parents qui devaient recevoir une pension alimentaire ne la recevaient pas. Cela signifie que quasiment la moitié des parents séparés subissent des violences économiques de la part de l’autre parent. Il est urgent d’intégrer la violence économique dans la législation belge afin d’offrir une meilleure protection aux victimes de ces violences.

Pour les femmes cheffes de familles monoparentales, les femmes migrantes, les femmes sans papiers, les femmes âgées, les femmes précarisées économiquement, psychologiquement isolées, les membres de la communauté LGBTQI+, les femmes victimes de mariages forcés, de crimes d’honneur, de mutilations génitales féminines… Pour toutes ces femmes, c’est la double ou triple peine. Et sont susceptibles de souffrir d’obstacles renforcés.

Les travailleuses domestiques migrantes et sans papiers sont d’autant plus vulnérables qu’elles se retrouvent souvent dans des situations socio-économiques précaires.

Enfin, l’écart de pension entre les hommes et les femmes est important chez les personnes de plus de 65 ans qui ne disposent pas de leur propre pension.

La Belgique doit garantir l’accès et un hébergement sûr à toutes les victimes de violences, quels que soient leur condition ou statut. Et des services de soins de santé de qualité aux personnes LGBTQI+. 

Pour la 8e année consécutive, nous nous mobilisons en nombre. Nous nous mobilisons pour toutes les victimes sans distinction aucune. NOUS NOUS MOBILISONS pour celles qui subissent actuellement la violence la plus cruelle et inimaginable de notre époque.

Ces dernières années au Pérou, en Espagne, en France, en Iran, en Afghanistan, en Palestine, en Ukraine, en Arabie saoudite, au Congo, partout dans le monde, les violences sexistes ont considérablement augmenté : viols, trafic de femmes et de filles, prostitution forcée, grossesses forcées, mutilations génitales.  Dans le même temps, le mouvement féministe s’élève fortement en solidarité avec les femmes qui subissent quotidiennement toutes ces formes de violence, pour contrer les violences sexistes et sexuelles.

Notre solidarité concerne aussi les journalistes qui ont été attaqués, harcelés ou dénoncés dans le cadre de leur travail.

Pour celles qui prennent la route de l’exil – seules ou avec leurs enfants – pour fuir un mariage forcé, éviter des mutilations génitales, se protéger d’un compagnon violent ou échapper à des menaces de mort en raison de leur orientation sexuelle, un chemin certain nous attend plein d’obstacles, de dangers. Pour celles qui arrivent, et subissent aujourd’hui souvent des violences lourdes aux frontières de l’UE.

Solidarité internationale  

Manifestons dans la rue avec plus de force, de courage, surtout avec solidarité et dignité, mettons fin à toutes les formes de violences faites aux femmes.

Nous réaffirmons notre solidarité avec les luttes des femmes du monde entier afin que la justice, le principe de l’égalité entre les femmes et les hommes prévalent sur les violences physiques, sexuelles, sociales et économiques subies par les femmes.

Les enfants et femmes palestiniennes se battent, résistent chaque jour et affrontent la brutalité de la guerre.

La violence basée sur le genre est partout, comme les viols, la traite des femmes, bien que les cas soient loin d’être tous signalés : toutes ces actions contre les femmes doivent être considérées comme autant de crimes de guerre. Car aujourd’hui, protéger les femmes contre toutes les formes de violence est plus urgent que jamais.

Nous sommes tous mobilisés, plus uni-es et plus fort-es que jamais.

En solidarité et hommage aux femmes palestiniennes. Nous nous mobilisons pour Gisèle Pélicot, pour Ahou Daryaei, et nous rendrons hommage à Masha ou Jina Amini, et pour tant d’autres femmes qui luttent contre toutes formes de violence dans le monde.

Prenant cela comme modèle et suivant le même chemin de solidarité, nous appelons à une nouvelle mobilisation nationale en 2024, en Belgique.

Nous nous mobilisons pour qu’aucune forme de violence ne reste impunie. Nous nous mobilisons aujourd’hui dans les rues de Bruxelles pour que ces revendications soient appliquées. Les violences faites aux femmes nous concernent tous et toutes. Et nous disons que :  ON NE PEUT PLUS RESTER SILENCIEUSES, NI DÉTOURNER LE REGARD !

suivra le trajet Gare Centrale -cantersteen- Boulevard de l’Empereur – Place de la Chapelle – Rue Joseph Stevens – Rue des Minimes – Rue Watteau – Rue Ernest Allard – Place Poelart(arrêt,suivi de jonction des cortege) – Rue des Quatre bras –RP Louise – Boulevard de Waterloo – Porte de Halle -traversee vers St Gilles Rue de la victoire.

Carrefour de l’Europe, au rythme de chants revendicatifs et d’une fanfare, avec la participation d’artistes telles que Bourdon Farhanaz, des performances, une fanfare, sur une autre activiste féministe venue de loin (République dominicaine), entre autres, nous apportant un cri d’espoir. Hommages, discours et témoignages qui vous ouvriront les yeux sur les conditions de vie des femmes migrantes. Nous aurons le plaisir d’entendre des femmes du monde. Ces discours et témoignages seront

entrecoupés de performances symboliques représentant notre soutien à la lutte des femmes au Kurdistan, en Iran, au Pérou, en Palestine et au Congo, en Ukraine, etc.

  • Programme du 24 novembre 2024  
  • De 13h  : Village féministe sur les différentes activités au carrefour de l’Europe
  • 13h :  Accueil des associations et du public en général
  • 13h30 : Ouverture :
  • Hommage aux victimes action symbolique sur le féminicide  
  • Chant
  • Présentation : luttes des sœurs Mirabal
  • Présentation des revendications
  • Performances, musique, chants sur les violences faites aux femmes.
  • 14h : Lancement de la marche 

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